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La petite Fée verte

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alexanelhonna

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Un bric à brac de textes, d'idées, poèmes, nouvelles, contes, de tout et n'importe quoi que je vais peu à peu collectionner ici...
Quitte à écrire, autant proposer d'être lue...
Plutôt que de laisser de vieux cahiers d'écolière jaunir au fond d'un tiroir, espérer que cela apportera quelque chose à quelqu'un...
Merci à ceux qui prendront le temps de rôder par ici...

Portez vous bien :)

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Le rêve de Paix

Tu agis dans tes rêves... Tu rêves...
J'agis dans la vie. Aussi.
Tu agis sur tes rêves... Tu crêves...
J'avis sur ma vie... Je suis.

Je réclames une trève,
Quelques brèves,
Sur la grève...
d'Eve.

Tu sors d'une rave,
Et Adam d'un cadavre,
Noir dans la cave,
Betteraves.

Agis sur la vie,
Aussi.
Un Havre,
Ici.



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#Posté le mercredi 12 mai 2010 04:22

D.A.R.D versus V. pour Vendetta

Juste pour vous proposer de comparer deux méthodes :

Celle là : http://www.le-dard.com/

et

celle là : http://fr.wikipedia.org/wiki/V_pour_Vendetta_(film)

A vous de vous renseigner ;)
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#Posté le vendredi 26 mars 2010 04:39

Encore une petite phrase..

Il faut se méfier quand le danger prend le visage de la sécurité.
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#Posté le vendredi 26 mars 2010 04:32

L'entretien clinique à mains nues

Illustration : le Ravissement de Psyché


Quelles sont les spécificités du soin, de l'aide ou du conseil apportés par le psychologue clinicien lorsqu'il reçoit ou visite un patient? Pour Lagache, c'est la nature des opérations qui importe mais quelle est cette nature ?

Une expression un peu étrange de Colette Chiland permet de trouver des réponses à ces questions et a donné le fil rouge de cette étude. Selon elle, le psychologue est son propre instrument et opère « à mains nues », par opposition aux pratiques cliniques « armées ».

User de ses mains en médecine, c'est manipuler un corps. Or en entretien clinique, on ne touche pas le moi-peau, le contenant de pensée, mais le contenu.

En psychologie sociale, à la lecture d'extraits du Petit Traité de Manipulation à l'usage des Gens Honnêtes, de R.V. Joule & J.L. Beauvois, on comprend que chacun se méfie de toute manipulation et cherche à en connaître les « ficelles». Le psychologue n'est en aucun cas là pour s'imposer au patient, mais simplement pour le soulager. Il fait abstraction de sa problématique personnelle.

Qu'est-ce qui permet alors la rencontre entre le patient en souffrance et son professionnel clinicien ? Comme une pièce de théâtre ou le rêve de Freud sur Irma, nous présenterons une partie de ces opérations comme une pièce en plusieurs actes.

I – PROLOGUE : avant la thérapie

Avant le lever du rideau, la « rencontre », le clinicien a effectué de multiples opérations pour tenir son rôle, dont une réflexion sur son vécu, ses qualités ou faiblesses, les apports de la médecine, de la philosophie, et bien sûr...
A) ... de la psychanalyse : ¼dipe, amnésie infantile, systèmes de défense, actes manqués, rêves, souvenirs, sens latents et manifestes, figurabilité symbolique, condensations, déplacements, etc. : la maîtrise de l'écoute flottante au service de l'association libre du sujet est indispensable.
Selon le Littré, un instrument est « par extension tout ce qui sert pour faire une chose quelconque. Personnes ou choses qui servent à produire quelque effet, à parvenir à quelque fin. ». Nous nous posons en instrument contre tout ce qui reflète en psychanalyse les conflits psychiques, crée des blocages ou fait souffrir le patient.
Mettre en lumière une problématique est une étape dans la thérapie plutôt qu'une fin. De même, partager cette connaissance avec le patient n'est pas une fin en soi mais une option. L'instrumentalisation du psychologue par lui-même au service d'autrui est le moyen ; la fin elle-même, c'est le soulagement du patient. Freud affirme que la sexualité infantile explique la vie sexuelle de l'adulte, que tous ses actes manqués sont les reflets de désirs refoulés, mais le psychologue a d'autres choix que de faire appel à la technique analytique. L'important est que le patient puisse à nouveau agir dans le monde en tant que sujet adapté.
B) D'autres paradigmes théoriques (comportemental, humaniste, cognitiviste, biologique parmi les plus importants) existent, mais avant la procédure même, il existe « le sujet à qui elle va être proposée », il faut s'adapter à son patient et choisir la bonne thérapie.
C) Le contexte mental de la rencontre sera en conséquence harmonieux ou disharmonieux. L'interprétation de la parole du sujet variera certes selon le système théorique propre au clinicien-individu mais quel qu'il soit, le psychologue doit pouvoir tout entendre et pour cela, il met en pratique l'enseignement d'une méthode.
D) La procédure de l'entretien clinique.
La prise en charge d'un patient a lieu selon des règles précises : il doit y avoir demande de sa part. Si un tiers est à l'origine du rendez-vous, il faut s'assurer de l'attitude positive du sujet envers la rencontre. « Le psychologue clinicien doit être centré sur ce qui est vécu par le sujet et non sur les faits qu'il évoque, il doit s'intéresser à la personne du sujet avant de s'intéresser au problème lui-même, il doit respecter le sujet et lui manifester une considération réelle au lieu d'essayer de lui montrer la perspicacité de l'interviewer ou sa domination, enfin, il doit faciliter la communication et non pas faire des révélations. »(1)
Le prologue prend fin sur la demande de rendez-vous. Le patient, bien souvent, ne sait pas exactement où « il met les pieds » alors que le psychologue, lui, sait exactement où il va : dans l'inconnu. Le contexte est fixé, et pour suivre notre métaphore théâtrale, les acteurs entrent en scène.

II -DU DIALOGUE ou pendant la thérapie
A) Le premier entretien
Au lever du rideau, il y a rencontre entre deux inconnus. Souvent, le sujet se débat contre sa propre censure, combat qu'il ne peut encore ni verbaliser ni comprendre, il est « désarmé ». Le clinicien, de son côté, attend qu'un nouvel univers mental s'ouvre à lui mais il n'exprime aucun désir : au cours d'un premier entretien, il s'abstient d'interpréter hâtivement et se contente d'intervenir pour guider le patient dans son expression. Il ne lui fait pas part de ses points de vue personnels, il est un réceptacle dans lequel le patient déverse ses pensées de façon plus ou moins logique ou structurée à son propre rythme : le psychologue soutient la réflexion, écoute de façon à ce que le patient se sache écouté.
Lors d'un premier entretien, le psychologue s'impose de donner une image neutre et bienveillante, quel que soit son patient et il veille à ne pas l'acculer par une question trop précise, qu'il ne soit pas décontenancé, déstabilisé ou « hors de lui » et il lui laisse le temps de prendre confiance : un aveu prématuré ou pris comme une confession (non suivie d'absolution) peut entrainer chez le sujet un rejet de la thérapie. L'entretien clinique peut selon les cas aller « de questions simplistes pour s'assurer que le malade est bien orienté dans le temps et l'espace jusqu'à la provocation à délirer pour s'assurer de la présence ou de l'absence de délire et d'hallucinations. » (2)
Le psychologue peut avoir aussi à faire mûrir lentement un « secret de famille » ou un souvenir refoulé car une révélation brutale constituerait un traumatisme violent auquel le sujet serait incapable de s'adapter. Parfois, le problème n'est pas la maladie d'un sujet (lequel n'est qu'un patient identifié); mais celui d'une famille comme unité. Et ce n'est qu'un exemple.
B) Les résistances
a) La méfiance des uns et la peur de l'Autre, la colère
La relation de confiance est indispensable à l'abaissement des résistances du sujet, mais peu de sujets le savent. Lui faire prendre conscience de ses résistances est une étape cruciale de la thérapie : les changements de séance en séance, progrès, reculs, lâcher-prises « témoignent de la lutte du sujet contre ce qui en lui, petit à petit, bouge et évolue » (3). Le sujet peut mentir, et qu'importe, le psychologue prend en compte la réalité psychique du patient. Le psychologue n'est pas son miroir. Quel que soit le récit de ses actes, le patient doit être accepté en tant qu'humain en souffrance et en demande. Winnicott parle de la haine dans le contretransfert, qui peut être évitée par le parti pris de bienveillance.
Faire la part des choses entre un « normopathe », un mythomane ou un véritable psychopathe est une question de connaissances. Devant un psychopathe dangereux, il faudrait sans doute dompter sa peur et savoir ne pas la lui donner en pâture. Devant un malade en fin de vie, la problématique est différente mais les questions à se poser sont les mêmes : « Quelle est la demande de mon patient ? Peut-il avoir confiance en moi ? » Trouver les justes réponses à ces questions constitue une attitude professionnelle remarquable.
Dans sa maîtrise, son professionnalisme, le praticien est son propre instrument.
« Le client demande une solution miraculeuse sans avoir à payer le prix du changement ; nous ne parlons pas de l'argent, mais du prix psychologique, du travail à faire sur soi-même, du renoncement au bénéfice des symptômes... (...) il est là et aborde l'entretien avec des sentiments variant d'un extrême à l'autre, de la confiance et du désir de parvenir à une communication authentique à la méfiance et au désir de se dérober à la communication. » (4)
Tant que le patient ne sort pas de cette ambivalence, le psychologue doit le guider tout en maintenant son écoute flottante sans colère. Il peut y avoir constat d'incompatibilité entre personnes et le praticien a toujours le droit, s'il se sent dans l'incapacité de prendre en charge un patient de lui recommander un autre thérapeute (Code de Déontologie, clause de conscience). Le sujet peut lui, à tout moment, changer de consultant.
Le premier rendez vous n'est jamais un échec, il est un jalon dans le processus personnel du patient. Si le patient revient, le psychologue peut alors « repérer l'impact du premier [rendez-vous] sur le regard que porte la personne sur elle-même, sur ce qu'elle a entendu de ce qui lui a été proposé, de saisir ce qui a pu bouger entre temps » (5)
Il est proposé ainsi au patient de devenir acteur de sa propre thérapie et il sera aidé par le psychologue à verbaliser son parcours de vie d'un point de vue plus objectif.
c) Le choix
Si les choix thérapeute/patient et patient/thérapeute sont acceptés et assumés, alors le diagnostic constitue l'aboutissement d'une vraie rencontre.
Cependant, au-delà du contexte professionnel qui nous incite au devoir de discrétion, il y a une part en nous, citoyenne, qui connaît les lois. Protéger un criminel est-il envisageable ? Nous devons faire un choix éthique. : le psychologue clinicien a son propre système de valeurs et travaille en collaboration avec ses pairs. Devant un « Hannibal Lecter », il n'est pas seul, il a tout un système professionnel qui complète son action. Il est donc en mesure de faire preuve d'un certain courage et d'écouter ce que l'Autre a à dire.
Fin du premier acte de notre pièce, le patient est un acteur investi.
Le deuxième acte, le c½ur de la thérapie, commence par un diagnostic.
C) Le diagnostic est une rencontre
Affiner un diagnostic prendra plusieurs séances durant lesquelles la compréhension et la confiance se renforceront. Le psychologue s'adapte au style de communication de son sujet, il est constant quel que soit l'environnement, quelque soit le patient.
« Le patient doit pouvoir trouver après du psychologue une écoute singulière, attentive et ouverte, qui ne le réduit pas à sa position passive et malade, qui s'avère au contraire susceptible de s'identifier à ce qui en lui ne renonce pas, lutte contre la réalité de ce qui lui arrive, ou au contraire s'abandonne et abdique, une écoute qui redonne au patient une place où l'enfant, l'adolescent, l'adulte qui fut ou qu'il est toujours peut exprimer ses doutes et ses désenchantements, ses résistances, ses espoirs, ses idéaux et ses dénis. »(6)
a) symétries et Asymétrie, le vif du sujet
L'anamnèse permet de construire un diagnostic normal vs. pathologique, mais avant tout, il y a la conscience que le temps où le psychologue identifie le problème est distinct de celui dont le patient a besoin pour le comprendre ou l'accepter par lui-même. Le nom du trouble est une étape cruciale : c'est pouvoir commencer à le combattre et les variantes ne manquent pas (non plus que leurs superpositions entre névroses, affections psychosomatiques, psychoses, perversions, psychopathie...). Le clinicien mène l'enquête pour, du symptôme, amener le patient à une thérapie adaptée. Il doit identifier le trouble pour poser son diagnostic, et donc « connaître son sujet » au sens propre comme au sens figuré.
Selon Winnicott, un « sujet sain réussit à vivre et à s'identifier à la société sans avoir à perdre une part trop importante de ses pulsions individuelles ». Une autre étape du dialogue se situe lorsque le patient accepte son trouble, qu'il consent à ne plus en tirer un bénéfice. Il peut alors travailler « main dans la main » avec le psychologue pour aller mieux. C'est la fin des préliminaires et l'entrée dans le « vif du sujet », un sujet vivant et en pleine évolution. Il a compris et accepté que l'asymétrie était une règle d'or.
S'il souhaite aller plus loin dans la thérapie, son engagement est de tout faire pour évoluer et atténuer ses conflits psychiques ou cognitifs : il peut modifier la ou les variables qui causaient son mal-être, il est devenu parle-être (Lacan). Il peut fixer ses « invariants », se connaître mieux lui-même et assumer mieux sa personnalité ou son trouble. Il peut sortir de la compulsion de répétition, remettre en question ses habitudes, mais tenir tout de même à ses priorités. En cela, il est alors libre.
En amenant le patient à se voir comme un sujet, le psychologue dévie la relation d'objet : c'est l'utilité de l'asymétrie que de mettre en lumière les transferts dans l'entretien clinique : « Mobilisant son identification au psychologue, le patient peut prêter attention à ses propres mouvements psychiques » (7)
Le patient a cessé de s'identifier à l'agresseur (Anna Freud, Mélanie Klein), son Moi peut à nouveau décider entre les instances qui régissent sa vie. S'il décide d'½uvrer avec, pour témoin bienveillant, le psychologue, les enjeux d'une telle rencontre sont imprévisibles.
De son côté, le clinicien a fait le nécessaire pour éviter les déplacements transférentiels, les identifier au cas où et décharger ce poids de la façon qui lui convient. Il a fait son possible pour ne pas tomber dans l'orgueil thérapeutique ou éducatif. (Freud)
Le sujet livre sa vie « intime » au clinicien de façon « extime » (annexe 2), sans pudeur, et parallèlement il accepte de ne rien savoir de la vie psychique de son thérapeute. L'asymétrie est un mode de dialogue exigeant pour les deux parties mais réalisable. Elle permet le véritable « face à face » et la communication authentique : « L'asymétrie vient de la demande ». CC ?
b) Approche de la phénoménologie
La notion d'extimité renvoie à l'étude de la conscience Elle entretient des relations avec les notions de confiance et d'estime de soi. Alors que la psychologie est l'étude du rapport interne de l'esprit à lui-même, la phénoménologie renvoie la conscience à l'objet en tant qu'extimité(8): l'intériorité et l'extériorité sont liées sans pour autant être annulées.
Hegel, dans Phénoménologie de l'esprit (1807) la présente comme une science de l'expérience et de la conscience dans laquelle « chaque figure, en parvenant à la pleine compréhension de soi, se dépasse dans la figure suivante. » Etudier la conscience, c'est « se pencher sur la manifestation phénoménale d'un sujet en tant qu'il se rapporte à un objet ».
Le deuxième acte s'achève sur le mieux-être du patient.
Le fait qu'il préfère ou doive consulter un collègue ou un médecin ou mettre fin à ses consultations. La prise en charge peut évoluer vers une thérapie de groupe, de couple, familiale. La nécessité d'une prise en charge psychiatrique, médicamenteuse peut survenir...
La lucidité du patient, son bon positionnement dans l'espace-temps et le principe de réalité, l'expression dans le dialogue de ses désirs, l'acceptation qu'il en a, la conscience qu'il en a sont des indicateurs forts, nous semble-t-il, du bon fonctionnement d'une thérapie.

III – EPILOGUE, après la thérapie
A) Les ressentis du thérapeute
Constat d'échec, d'impuissance, ou bonheur d'un succès... Comment le psychologue arrive-t-il à gérer un échec ou un succès et comment définit-il les deux ? Comment réagit-il au suicide d'un patient par exemple ? Que ressent-il lorsqu'un patient lui dit adieu et merci ?
Le psychologue expérimente variables, invariants, etc., il est un chercheur, un théoricien. Il est loin d'être insensible : à aucun moment sa neutralité bienveillante n'a été de la froideur. Il sait qu'il est nécessaire à son équilibre de pouvoir « décharger » ses ressentis d'une façon ou d'une autre (cynisme, humour, érudition, pratique d'un sport...).
B) Rester « au parfum »
A toutes ses influences professionnelles, le clinicien ajoute les expériences de sa vie en tant que savoirs. Il a des centres d'intérêts propres, et une vie propre qui nourrissent à leur tour sa conscience et son action thérapeutique. Nous affirmons que les opérations que préconise Lagache sont de nature humaine et que la phénoménologie peut être un moyen de repousser les limites de nos croyances pour en faire des connaissances.
Dans Comprendre la Phénoménologie, une pratique concrète(9), Natalie Depraz affirme que la phénoménologie consiste en une attention et une éthique au quotidien, à la fois une « vigilance de la conscience » et une « prière du c½ur ». Cela semble sentimental, mais requiert des « opérations » précises : une attention focalisée, ouverte et maintenue, tout comme l'entretien clinique.
La phénoménologie n'est pas uniquement un acte mental, c'est un mode de vie entre intuitions et sciences qui amène notre regard sur la valeur de l'ordinaire, nous permet de l'apprécier, d'apprécier la valeur du moment présent, « contre les projections du futur ou de l'imaginaire ou les encombrements de la mémoire » (9). Le trésor de la raison consciente d'elle-même n'a pas connu une « génération spontanée », c'est le résultat du travail de toutes les générations antérieures du genre humain. Rester « au parfum », c'est prendre le relai, se tenir informé des dernières innovations et ne jamais se satisfaire de nos certitudes. Avoir conscience de sa propre conscience, c'est peut-être pouvoir enseigner au sens de rendre docte, non pas d'endoctriner...
Pour garder un regard neuf et dénué de préjugés, le psychologue doit rester humble : toute sa vie, il apprendra de lui-même et des autres. Par l'expérimentation, la mise à l'épreuve de ses hypothèses, sa culture professionnelle, ses échanges avec le corps médical, avec ses collègues, ses amis, en somme, par son expérience, le psychologue mène à bien son projet de soulager autrui.

Conclusion : L'entretien clinique est une pratique de l'humain. « Le métier de psychologue clinicien ouvre à une compréhension profonde de l'être humain dans sa complexité : à ce titre, il est passionnant. Il doit être exercé dans la rigueur et la compétence, au service d'autrui et de sa santé psychique. » (10)
Les humains sont comme des enfants en devenir, différents quantitativement et qualitativement en matière de folie, qui essaient parfois de trouver un terrain d'entente et un langage commun. Les nombreux apports de l'analyse freudienne, la réciprocité du respect, l'asymétrie du mode de dialogue, l'élargissement de la question « qui est mon sujet ? » à la recherche scientifique sur la question philosophique « qui est l'humanité ? », les systèmes théoriques tous différents et tous riches d'une vie nous renseignent sur notre propre nature. L'apport des « maîtres » en psychologie fait partie des moyens à disposition du psychologue pour se parfaire en tant qu'instrument..
Sur la base de l'expérience de mon cursus universitaire du premier semestre et des diverses lectures et recherches que j'ai pu faire, comment évaluer mon propre cheminement ? En comparant ma conception de l'entretien clinique en début de semestre avec ce devoir, j'ai aujourd'hui pris conscience de l'étendue de ce champ d'étude et du chemin qu'il me reste à parcourir pour comprendre ma problématique et faire de ma seule psyché un instrument au service d'autrui. « Le respect de la personne dans sa dimension psychique est un droit inaliénable. Sa reconnaissance fonde l'action des psychologues ».
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#Posté le dimanche 14 mars 2010 03:39

Lettres de lumière

LETTRE DE LUMIERE

Si l'on faisait l'amour,
Un peu mais pas trop,
Vraiment, mais pas tout à fait,
Précisément, mais pas exactement,
Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie...
Pas du tout ?

Un amour qu'on attend toute sa vie,
Ou plutôt qu'on attend pas,
C'est un peu mieux qu'une histoire de cul
Plus dégueulasse qu'un vieux rat,
Un peu, beaucoup, passionnément, à la folie...
Pas du tout ?
Seppuku.

Si l'on faisait l'amour,
Pas juste toi et moi,
Mais un frottement des électrons,
Pour leur donner la chance
A eux aussi,
Immense,
Une fois dans leur vie,
D'une sensation intense,
Inassouvie...

Cette lumière intérieuse, cette impulsion de vie
Mi-figue mi sérieuse, nous l'avons dans nos mains.
Cette liqueur d'abeilles, ou ce philtre de gui,
Cet hydromel ancien aux saveurs sirupeuses
Réchauffent comme le raisin
Venu d'un paradis
Lointain
Nos solitudes honteuses.

Sens-tu les volutes de cassis, acides, acidulées,
Aborrhées d'Alceste, adulées de Médée,
Comme je sens sur ta peau les vagues et les embruns,
Cette fine couche de sel qui trahit le marin ?
Sens-tu dans mes cheveux la magie qui m'entoure,
Comme un caprice givré, la création du jour ?

Et le miel se conçoit baigné de poésie,
Tout comme le bon vin aux senteurs mystérieuses
De ciel vermeil, de groseilles et d'entrain,
Il coule entre nos doigts, embaume l'espace d'un jardin
De sel et de jasmin
En un unique instant,
La paume de nos mains...

La bergamotte et la vanille, les effluves sans chagrin,
Le pamplemousse en pluie dorée, les horizons lointains,
Dans ta chimie-alchimie, je sais que tu sauras trouver
Le nom-code des parfums que je mets sous ton nez,
Et l'année, le message du dessin
Animé.

Tristant et Iseult, victimes d'une voile noire,
Comme le vieil Egée, morts de petits retards,
Lancelot et Guenièvre, séparés par l'épée,
Chastement, Don Quichotte et sa douce Calcinée,
Combien se sont aimés avant qu'il soit trop tard ?
Cela fait bien longtemps que ce n'est arrivé
Sans l'aide d'un miroir de se voir révélé
C'est le vent qui toujours fait les moulins tourner.

Ils ont donné naissance à des anges éthérés,
A des fantômes hurlants, à des spectres damnés,
Héloïse, Abelard, Jean Valjean et Cosette,
Et Merteuil, et Valmont, Roméo et Juliette,
Tous, à un moment ou à un autre, ont échoué
Sur l'autel indécent de la réalité,
Sur les récifs hautains de la sincérité.

Je me souviens d'une femme qui s'appelait Brunehilde
En haut d'une falaise, dans la bulle d'un brasier
Qui sans regrets laissa sa nature s'enflammer,
Son corps se consumer en petites particules,
Son immortalité s'en voler en fumée,
Comme un pantin que l'on désarticule.

Qui, pour l'amour d'un homme qu'on appelait Siegfried
Parce qu'il avait dit "Que meurre la peur d'échouer!"
A bravé la bulle qui la faisait divine
Et est morte elle aussi
De son humanité,
Lucide.

Pour qu'enfin le dragon soit à jamais vaincu,
Ils combattirent sans fin ce qu'ils avaient été.
Loreleï la rousse se noya et mourût
Pour avoir cru au loin voir un visage aimé,
Mais pour tout l'Or du Rhin, peux-tu
Affirmer, confirmer, infirmer,
Au regard des étoiles
Qui n'aurait pas plongé
Une nuit de Beltane ?

Ils ont donné naissance à des légendes,
Pelléas et Mélisande, Eurydice et Orphée,
Merlin en Brocéliande, par Viviane entravé,
Le secret des Lombards, la longue route des Flandres,
L'Illyade et l'Odyssée, Iphigénie, Cassandre...

Je n'ai envie de rien,
C'est la meilleure chose
Qui puisse m'arriver
Dans le jardin aux roses
Pour que quelque chose
Arrive enfin.
Mon écriture est prise
Entre la plume
Et l'enclume
Entre l'arbre
Et l'écorce.
Des Highlands
D'Ecosse,
Des falaise
D'Irlande,
Je bosse !
A la faucille
Ou au marteau,
Au fusil
Et au couteau,
Vous comprendrez,
Tard.
Ou tôt.

Hyppolyte, Phèdre, la Belle au bois dormant,
Pâris, Agamemnon, Achille aux mille talents,
Ulysse, Pénélope, Calypso et Chimène,
Narcisse et Clytemnestre, Circé et le petit chaperon,
Les trois petits cochons, le loup et les sirènes,
Rodrigue qui eut du coeur, et la belle Hélène
Ils sont tous laissé un message : vous voyez où ça mène ?

Interprêter ?
Cyrano et Roxane ?
Dans les brumes ?
Et Morgane ? Y avais-tu pensé ?
Compte-t-on les banshees dans la lande une à une ?
Et le elfes un à un,
Sous la lune,
L'été ?

Combien ont échoué ?
Combien ont mis la clé
Sous la porte de l'usine
Pour avoir vu
Les seins de Mélusine ?

J'en compte tant et tant
Dans cette tendre guerre
Qui ont essayé de s'apprivoiser
Sans tenir compte des chimères
Qu'ils avaient inventées !

Il y en eut un qui s'appelait Janus,
Il y en eut un autre qu'on appelait Jésus,
Mais l'un était tout seul
Et l'autre était tout nu
A aimer toute la terre !
Pour une déconvenue...
"Qu'on le tue!"
Vociférèrent les frères de l'un
Et les voisins de l'autre.

Si les pensées des uns
Rimaient mieux que leurs mots,
Leurs amours insensées étaient dans un jardin
Voué à l'échafaud,
Fermé pour cause d'invention et de profits humains,
Fermé pour cause d'inventaire, outragé par des guerres
Ou par des crottes de chiens.

O vous et moi, qui ne faisions plus qu'un
Tentation cruelle, ironie des destins,
Pour deux amours sans pareils sur terre,
La meilleure chose à faire serait donc... de se taire ?
Etre voués aux enfers ? Dans son propre jardin ?

C'est beau, les mots.
L'émail aussi, c'est beau.
L'e-mail, c'est différent,
Un peu comme un réseau,
Un peu comme un tricot
Dont la couleur des mailles,
Ressemblerait à des émaux.

Des émotions semblables
A des mailles de tricot
Il y a là sans faille
Une présomption qui vaille
Un tour par l'échafaud.
Mais tout cela n'est pas grave,
L'été sera si chaud...

L'essence de passiflore, le miel qui doucement coulaient
En de douces cascades, dans la langue de Shakespeare
Au fond de leurs palais
Etaient amers à leurs lèvres, avaient goût de poison
Dans un râle d'agonie, ils exhultaient... "J'expire !"

Et quand à notre tour, coupables d'illusions
Autour d'eux l'on brûlait des bâtons de santal,
Quand la nef de glace nous accueillait en rois
Parsifal sans comprendre, touchait du bout des doigts
Et le Graal,
Et l'Ambre,
Et l'Empire.

En une incancation, en rêve, en un chant triomphal,
Une odeur, un souvenir, je suis ce que je bois,
Dans des châteaux forts de pierre et de métal
Bien tendres contrictions que leurs choeurs de cristal.

Puissiez vous mettre dans ce que j'écris
La même chose que moi
Et tout serait dit.

Cette belle de nuit, en robe de paradis,
En poussière d'étoiles, un peu comme Peau d'Ane,
Cet oiseau de malheur aux plumes de la nuit,
C'est la mort, en robe de Baal,
En arc-en-ciel, mais c'est aussi la vie !
Eternel tournis ! O Eternelles flammes !
Où sont les muses ? Et où est Peter Pan ?

La mort, cette marâtre envieuse !
Cette macâbre chimère qui se veut ténébreuse,
Une pinte de sang, elle vous emprunte vos craintes,
La Grande Calomnieuse,
Vos empreintes des peintres qui tentèrent de figer
Les cloches de Tintagel volant à la volée
Tintant à s'en écarteler le dégel des absinthes
Et l'âge d'or retrouvé !

Echo terrible de vos pensées !
Tout me prouve que j'existe !
"Ne change pas de registre !"
Je vous entends penser..;
"Ou de champs lexical,
De l'hiver à l'été,
On ne peut pas être à la fois cybernétique,
Méridionnal, nordique et médiéval!
"Cybermédiéval" ! "Méridique" !
Walt Disney, Nietzsche, Terminator, Gallilée ! Et Perceval !
Et Sarah Connor... Et son cheval !
Etre et avoir été,
Etre et dix-paraître, les soirs d'été !
Ne fais donc pas rimer Durandal et buccal !
Ne parle pas de Graal sidéral
Entré dans les annales
De tes amygdales...
Du rhésus
Positif ou négatif
De Jésus :
C'est MAL !
Ne parle pas d'avions et de chimères,
Dans le même texte de petits cochons et d'un grand if,
Des regrets de Cideville sur le pont d'Avignon,
Si tu ne veux pas qu'on te dise
"Prétexte à parler sexe !"
Comme à une petite fille
Puérile,
Ne lie pas par une sauce
Suspecte sinon subtile
Des "choses qui n'ont rien à voir"
Pour comprendre notre exil."

Mais qui sont donc ces gens qui s'intéressent à ça ?
Savent-il peu ou prou l'ampleur de nos dégats ?
De quel droit parlent-ils en mon nom à moi ?
Vous n'avez jamais vu deux anges se faire la courte échelle ?
C'est comme deux gamines qui jouent à la marelle.
Maraîner les humains n'est pas artificiel,
Mariner les harengs n'est pas superficiel.

La fièvre du Tonka, ce lointain continent,
Semblait te brûler d'un délire incertain,
L'alchimie de mes songes semblait te révéler
Voguant au gré des flots sur une jonque d'or,
Dans une ultime étreinte, en un ultime effort
Tes yeux virent dans les miens ce qu'ils auront été :
Deux énergies de signes inversés.

L'amour de nos cellules avait conçu un Dieu !
Simultanément, de lumière, aurions nous rêvé mieux ?
Cette friction, celle de nos électrons,
Si elle était question de fission épithermonucléaire ?
En fait, j'attends une explosion
Interplanétaire.

Déjà?
Si c'était ça ?
Toute seule, je n'aurai jamais trouvé cela !
Si nos corps, en une danse d'amour et de vie
Priaient leurs particules de s'y joindre elles aussi ?
Ce serait enfin...
Deux être de chair qui ne feraient plus qu'un !
Combustion spontanée ! Balder ou Lucifer !
Simultanée ! Un seul être de lumière !
J'exploserais dans tes bras,
Tu exploserais dans les miens !
Aurions nous si peur que cela de faire face au Destin ?
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#Posté le jeudi 11 juin 2009 04:09

Ma plus belle conquête

Il en aura fallu du temps pour comprendre et accepter, admettre l'inadmissible, la perversion des mots.
J'ai fugacement été tentée de me taire, par peur et par lâcheté, par humilité aussi. Puis j'ai réalisé que j'avais pas à parler, mais à écouter. J'attends donc qu'on me parle. Je n'ai aucun secret à révéler.
J'ai jeté la dernière clé dans la septième mer.

3/06/2009

Illustration : Les Dressés, Spilliaert
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#Posté le mercredi 03 juin 2009 09:36

Le meilleur de toi-même

Texte recueilli à l'Eglise Notre Dame de la Mer de Toulon

L'homme est déraisonnable,
Illogique, égocentrique,
N'importe, aime le.
Si tu fais le bien,
On dira que tu le fais par intérêt :
N'importe, fais le.
Si tu veux réaliser tes objectifs,
Tu rencontreras des obstacles :
N'importe, réalise les.
Le bien que tu fais
Sera peut-être oublié demain :
N'importe, fais le bien.
L'honnêteté et la sincérité
Te rendent vulnérable :
N'importe, sois honnête et sincère.
Ce que tu as construit
Peut être détruit
N'importe, construis-le.

Mère Teresa de Calcutta
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#Posté le vendredi 27 février 2009 04:00

En Grèce (04/07/03)

Je goûtais un moment de bonheur pur, comme coupée du monde extérieur. Au bruissement des cigales, j'observais la mer d'un calme olympien de rigueur.
Non loin, une troupe de magnifiques perdrix rouges s'offraient à mon regard avant de disparaître sous quelque buisson brûlé. Un tout petit oiseau voletait avec grâce sur les branches d'un mince arbrisseau.
Protégée du soleil de plomb par un épais toit de bambou, je tentais désespérément de faire abstraction des conversations pathétiques de quelques touristes éternellement insatisfaits qui se disputaient le prix d'une limonade.
Sur les hauteurs se dressait, obstiné, le temple de Poseïdon et j'aurais souhaité que la colère du dieu retentisse un moment d'éternité afin de faire connaître à ces abrutis la terreur sans laquelle le bonheur est incompréhensible.
J'aurais voulu que ce moment ne finit jamais mais je sentais revenir en moi l'inextinguible soif de création qui surgit souvent de ce genre de paradoxes : ô contemplation, qui ne demande rien mais qui exige tout !
Un buisson de laurier rose découpait son feu d'artifice sur l'horizon bleuté et trouble.
D'instinct, mais à mauvais escient, quelques touristes posaient pour des photos dans la perspective du temple, devant les fleurs superbes éclipsées par leur vanité.
Pensaient-ils gagner en beauté ou en importance à poser près de ces bijoux végétaux ou de ces pierres millénaires ?
Pensaient-ils figer sur la pellicule une immortalité fallacieuse ?
Peut-être n'avais-je alors pas plus de jugeotte qu'eux, préférant fixer sur mon papier mes impressions multicolores que réduire au silence les affres de mon ego.
Une voile blanche au loin, minuscule coque de noix de pêcheur, me rappela à l'ordre.
Alors que je me livrais à mon sport favori, l'observation, je me dis que d'autres travaillaient en ce moment même, alors que j'avais l'immense privilège de penser à l'instant présent.
Je goûtais donc un moment de bonheur pur mais fugace, comme il se doit.

4/07/03
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#Posté le mardi 20 janvier 2009 08:59

De psychosophia V - Du pouvoir

Le pouvoir, chacun le sait, corromp. Ne revenons pas sur ça, et je m'entends seriner dès que j'allume une radio des pub vantant mon... Pouvoir d'achat !

J'ai un POUVOIR !
Me voila héroïne de la Sainte Consommation !

On me propose d'augmenter mon Pouvoir (d'achat) en téléphonant pour jouer et gagner 1000 euros grâce à Radio Machin, puis on me propose de gagner des "Bons d'achat" au carrefour le plus proche de chez moi.

Je peux donc augmenter mon POUVOIR ?
Me voila super-héroïne de la Sainte Consommation !

Mon pouvoir d'achat augmente... Que vais-je bien pouvoir en faire ?
Promouvoir la Sainte Consommation pardi !
Consommer des produits manufacturés, industriels, exportés, importés, consommer chinois, américain, allemand, africain, consommer mon temps (et mon argent) en une frénésie vorace de tout ce que la Voix me propose... Consommer de l'amour à 15 centimes d'euros la minute, consommer l'amour de ma vie grâce à des mms illimités, consommer mon POUVOIR (d'achat) !

La Grande Croisade des Consommateurs... Une deux, une deux !

Nous pouvons aussi nous dire qu'acheter n'est pas un Pouvoir.
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#Posté le vendredi 31 octobre 2008 09:37

Modifié le mardi 24 février 2009 07:02

The Strenght of Will

Sur la musique disponible en regardant le lien : http://calendrier.celtique.free.fr/

The Strengh of Will

I heard of a king, searching for the truth of love,
It is said a fairy will free him by the sword,
Far away from darkness, they shall open the gates
Of Eternity, it is said it is their faith.
Far away from Dreamland, I heard you calling in the night,
How lost and despaired were you my noble knight,
So pure was your voice, deserving beauty and joy,
We couldn't leave you on the earth sad and alone.
Pick one of our apples, they will make you fly,
Broken was your heart and restless was your soul,
In a land of glory, searching is a goal.

I heard of a king, searching for the truth of love,
Since I was a child, I a dreaming of his sword,
Far away from darkness, in a land of Dreams,
They would live forever, far away from screams,
In a world of glory, of flowers and steel,
They shall live forever, by the Strength of Will.

Thought it was a legend until I found you,
Now I know it's real and I know the King is you,
Never be afraid, I am the guardian of your sword,
Dive into my heart, I am your queen and castle,
Follow me my Liege, see the rising sun above,
Through the mists of pain, I am taking you back home,
In a fairy circle, you will learn how to exist,
In our charming arms, there's no reason ton resist.

Follow me my King, into the rising sun
Trust your deepest will, there is no more to run,
Never be afraid, just take my hand and smile,
Jump on my white horse and let it be our guide.
Yesterday is over, soon fading away,
Take away your anger, Tomorrow is Today,
Never be afraid, just take my hand and smile,
I jump on your black horse and let him be our guide.

Far away from darkness, in a land of Dreams,
We shall live forever, by the Strength of Will.
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#Posté le vendredi 31 octobre 2008 07:33

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